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L'état du droit en France :
- Les envois de mails commerciaux
sans le consentement explicite des destinataires est interdit (opt-in). - Ce
consentement doit être recueilli très clairement. - Tout envoi de prospection
commerciale est soumis à la législation sur la protection des données
personnelles (un email est une donnée personnelle, même s'il ne comporte pas le
nom de l'utilisateur, tant qu'il est rattaché à une personne physique) -> loi
informatique et liberté du 6 Juillet 78. - Une dérogation est accordée aux
personnes morales ou physiques qui auraient déjà fourni un bien ou un service
analogue ayant permis la collecte de l'email. Une boutique où vous auriez acheté
un T-shirt peut vous spammer pour des chaussettes si elle vous a prévenu et si
vous pouvez vous désabonner. - Les fichiers doivent être déclarés à la CNIL,
même si les adresses ne sont stockées que quelques centieme de seconde (dans le
cas des aspirateurs avec envoi automatique). - Les sanctions : 750 euros
d'amende par spam envoyé, 5 ans de prison et 300 000 euros par fichier non
déclaré ou utilisé de façon "déloyale".
- Résultat : le 18 mai 2005 un
spammeur français a été condamné à 3000 euros d'amende... Pas de quoi effrayer
les quelques autres millions de spammeur.
L'état du droit en Europe
:
- Information obligatoire lors de la collecte. - Information sur
les moyens d'opposition.
Certains pays ajoutent comme la France le
consentement obligatoire préalable à toute constitution de fichier de
prospection : l'Irlance, l'Espagne, l'Angleterre, La finlande, le Danemark,
l'Italie, l'Autriche et l'Allemagne. A part l'Espagne et l'Allemagne, peu de
condamnation. Encore une fois, les spammeurs ne sont pas vraiment
dérangés.
L'état du droit aux Etats-Unis :
- Dans la plupart des
états : droit d'opposition a posteriori et surveillance des envois pollueurs de
réseaux (adresses inexistantes). Les sanctions sont lourdes, une cinquantaine de
procédure étaient en cours en 2005. - Au niveau fédéral : une loi importante, le
CAN-SPAM ACT (Controlling the Assault of Non Solicited Pornography and Marketing
Act) ajoute au droit d'opposition (opt-out) la création d'une liste rouge des
emails des internautes ne désirant pas recevoir de spam. - Les sanctions : 1
an de prison et 1 million de dollar d'amende. - Les particuliers ne peuvent
pas porter plainte, seuls les entreprises ou les fournisseurs d'accès. -
Cette loi oblige également à respecter un certain code de conduite : pas de
publicité mensongère ou camouflée, pas de sexe sans avertissement, coordonnées
exactes de l'expéditeur et procédure de "désinscription" claire. Cette loi est
le résultat d'une très forte pression de l'association des sociétés de marketing
direct américaine qui refusaient toute loi sur la base de l'opt-in, principe
adopté en Europe (consentement recueilli avant la constitution de fichier pour
prospection commerciale). Car l'opt-out permet de spammer librement les
particuliers sans leur demander leur avis, tout juste en leur permettant de
s'opposer à des envois futurs. Mais les bases se reconstituant/dupliquant/se
commercialisant régulièrement, lorsque votre email est enregistré quelquepart,
c'est déjà trop tard.
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